Sarkozy, Hollande et Bayrou : les traîtres de Lisbonne - par Magali Pernin

  • Par arsin
  • Le 12/04/2012
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Par Magali Pernin, sur son blog

http://contrelacour.over-blog.fr

Les_traites_europeens_servent_les_interets_de_ceux_qui_les_.pngEn ces temps électoraux, j'ai plaisir à raconter qu'en 2005 je votais pour la première fois.
Comment aujourd'hui motiver « la génération 2005 » à glisser son bulletin dans l'urne, quand on voit le sort qui lui est réservé?
Comment comprendre que parmi les candidats à la présidentielle de 2012, trois d'entre eux, classés parmi les favoris, comptent parmi ceux qui ont trahi le peuple français?



En effet, si en 2005, la majorité des français votait contre le projet de Traité constitutionnel européen, trois ans ont suffi aux responsables politiques pour reprendre la main.
Une date doit rester graver dans les esprits: le 4 février 2008, vote de la réforme constitutionnelle par le Parlement réuni en Congrès. Réforme préalable à la ratification du Traité de Lisbonne, petit frère jumeau du  Traité constitutionnel.

Alors que les candidats que l'on dit d'ores et déjà gagnants du premier tour se sont assis sans scrupule sur le vote des français, je dédie cet article à tous les jeunes qui votaient comme moi pour la première fois en 2005, à la France du non qui peine à se rassembler, et plus généralement à tous amoureux de la démocratie.

Sachez, chers concitoyens, que s'il vous arrivait un jour, par mégarde, d'oser stopper ou seulement ralentir le prétendu sens de l'histoire, vos « représentants » choisiront pour vous:

 

Vous vous êtes opposés à la CED, au traité de Rome et à tous les traités visant à renforcer la construction européenne. Comme le disait Lénine, vous finirez, en matière européenne comme dans beaucoup d’autres domaines, dans les poubelles de l’histoire, comme tous ceux qui nient l’évolution du monde.
Charles de Courson (16 janvier 2008)

 

 

2005: la surprise du « non »

Souvenez-vous: 29 mai 2005, les français sont appelés aux urnes pour se prononcer sur la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe.

C'est la troisième fois que les français ont à approuver un Traité européen.
En 1972, ils approuvaient l'élargissement de la CEE au Royaume-Uni, à Irlande et au Danemark.
En 1992, le Traité de Maastricht était adopté à une courte majorité (51,05%).
Le troisième référendum sera le référendum de trop: 54,68 % des électeurs votent non à ce que l'on nomme alors communément la « Constitution européenne ».

Véritable séisme politique, les réactions se faisaient alors très pessimistes: "Les Français nous appellent à des remises en cause profondes, rapides, vigoureuses", estimait Nicolas Sarkozy, tandis que pour François Bayrou, le non "sanctionne une gravissime crise française". Pour François Hollande, ce rejet du Traité signifiait « rejet du pouvoir ».

Les politiques avaient en effet de quoi se remettre largement en question: le 25 janvier 2005, 93% des parlementaires réunis en Congrès approuvaient une réforme constitutionnelle indispensable à la ratification du futur Traité constitutionnel européen... rejeté par 55% des électeurs trois mois plus tard.

Surtout, le non français, suivi du non hollandais, mettait un coup d'arrêt brutal à une réforme ambitieuse des institutions européennes.
Comment comprendre le refus d'un texte qui pourtant constituait un mieux du point de vue institutionnel?... Les français entendaient-ils remettre en cause la construction européenne dans son ensemble? L'idée a du faire pâlir plus d'un responsable politique.


2008: une réforme parlementaire

 

La suite sur le blog Contre la Cour

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