Sciences et technologies

Par l'ARSIN

Des réacteurs nucléaires et du colza OGM. Un monde parfait en somme.

Si cela vous choque, le débat est ouvert.

L'ARSIN ne comptant pas de scientifiques diplômés et actifs en recherche dans ses rangs, nous ne pouvons intituler cette page "Débats scientifiques", mais il s'agira plutôt de débats sur les sciences et technologies, du point de vue de citoyens ordinaires que nous sommes. Seront intégrés dans cette catégorie les articles et vidéos concernant des sujets comme le nucléaire, les OGM, les nanotechnologies, les gazs de schistes, entre autres, en essayant de référencer les points de vue vers des sources sérieuses, ou alors de se contenter, si on n'a pas d'arguments scientifiques à donner, de commenter la cohérence des raisonnements d'autrui. Il ne s'agira pas non plus de poser d'emblée un parti-pris (contre les "obscurantistes" ou les "scientistes"), et tous les points de vue exprimés ici pourront être contrebalancés, tant que cela est fait avec un minimum de sérieux.

Pour entamer cette catégorie du site, nous vous présentons cette vidéo d'une conférence de Pascal Bruckner et Jean de Kervasdoué sur le catastrophisme en philosophie et en sciences :


Autres articles

Problème de densité de flux (d’énergie), et de densité (d’énergie) tout court - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur, sur son blog

Voilà quelques temps que je ne vous avais plus embêtés avec mes histoires de souveraineté nationale, d’énergie nucléaire, de propriété collective des grands moyens de production et d’échange, et tout et tout. Il se trouve que l’un de mes contacts sur Facebook a partagé hier la vidéo de cet exposé plutôt limpide (ci-dessus), qui est en plein dans mon sujet. Une bonne occasion d’écrire ce petit billet dans lequel je voudrais simplement donner une explication de cette longue interruption du blog, vous faire part de mes récentes lectures, et aussi de mes projets.

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OGM : que pourrait changer la nouvelle directive européenne ? [décryptage] - par Magali Pernin

Par Magali Pernin, sur son site

OGM droit européen

Le 23 juillet 2014, le Conseil de l’Union européenne, réuni en session « Affaires générales », a adoptésa position en première lecture sur un projet de directive octroyant aux États membres plus de souplesse pour décider si elles souhaitent ou non cultiver des organismes génétiquement modifiés (OGM) sur leur territoire.
Cette adoption fait suite à l’accord politique intervenu le 12 juin au sein du Conseil « Environnement ».
Les négociations devraient être entamées avec le Parlement européen dès l’automne.

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Le progrès en question ? - par Yann

Par Yann, sur son blog

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Cela fait plusieurs décennies maintenant que la France est entrée en régression économique et sociale. Près de quarante ans que le progrès social, hérité des réformes économiques d'après-guerre, est attaqué de toute part. Nous arrivons probablement à la destruction des derniers restes de la période des trente glorieuses. On peut désormais raisonnablement tabler sur la destruction à court terme de la sécurité sociale, de l'éducation nationale et du système de retraite par répartition. Sans une peu probable révolte de la population, ces derniers acquis sociaux disparaîtront et plongeront la France puis l'Europe de l'Ouest dans une crise économique encore plus grave qu'elle ne l'est actuellement. Il est étrange de voir avec quelle facilité la population moderne s'est finalement résignée à accepter des politiques d’appauvrissement alors que pourtant le progrès technique continu. À tel point que l'on a désormais complètement décorrélé  le progrès scientifique et technique du progrès social et humain. Il s'agit là d'une prouesse tout à fait invraisemblable. On en est même arrivé à une telle régression mentale que le progrès technique en lui même est accusé de tous les maux de toutes les catastrophes qui s'abattent sur la population.

 

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A propos d'un article anti-vaccinal - par Pablito Waal

Cet article est en fait un commentaire, fait en réponse à un contact qui me proposait un article de feue Sylvie Simon, écrivain qui s'était - entre autres - spécialisée dans la dénonciation des vaccins. Ce commentaire met le doigt sur des paralogismes que les antivaccinalistes glissent sous une prose parfois apparemment très riche en faits, et qui peuvent impressionner les non-spécialistes.

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Voici l'article de Sylvie Simon, qui a fait son petit chemin sur le Net antivaccinaliste et "dissident".

Commentaire :

Je ne peux évidemment pas contredire tout ce que Sylvie Simon dit, car une partie de ce qu’elle avance ne peut être contredit ou validé que par des médecins et/ou épidémiologistes.

Par contre, je peux voir qu’une partie de ses arguments statistiques sont totalement manipulatoires. Le premier d’entre eux est « l’incidence de la maladie baissait déjà avant le vaccin, donc le vaccin n’est pour rien dans la chute de l’incidence ». Ça ne prouve rien du tout. Le déclin d’une maladie peut avoir plusieurs causes, des mesures d’hygiène publique à l’isolement des malades (comme on le fit avec les tuberculeux dans les sanatoriums), mais aussi le vaccin. Ensuite, l’évolution d’une maladie n’est pas linéaire, et peut connaître des résurgences. Par exemple, allons voir sur cette page du projet Tycho, qui montre les incidences des maladies aux USA dans le temps et en précisant la date d’apparition du vaccin. Cette page power point présente le cas de 8 maladies. Pour la diphtérie, la polio ou l’hépatite A, on a l’impression, quand on regarde les graphes en noir au-dessus des diagrammes colorés, que l’incidence baissait déjà avant le vaccin. Certes, mais les pics d’incidence avaient déjà connu des remontées brutales auparavant…et plus après le vaccin, du moins pas avec la même ampleur. Ce qui n’empêche pas l’auteure de dire que X années après l’introduction du vaccin, on a vu les incidences remonter…en oubliant de préciser que les chiffres absolus étaient devenus très faibles.

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Les énergies renouvelables, ça m’énerve - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur, sur son blog

Le cœur d'un réacteur nucléaire. En plus, c'est beau,
il y a comme une petite ambiance à la Blade Runner.

Ah, les « énergies renouvelables »… Ça m’énerve ! La seule chose qui soit renouvelable là-dedans, c’est la connerie. J’en ai déjà parlé souvent, je vais sans doute me répéter mais tant pis, comme disait le grand poète Helmut Fritz (eh oui), décidément, ça m’énerve.
Pour commencer, il y a une erreur d’analyse d’une grossièreté stupéfiante, qui montre que les apôtres du « renouvelable » n’ont même jamais pris la peine de réfléchir un peu à ce qu’ils disent.
Car ce terme d’« énergie renouvelable » relève du délire conceptuel aigu.
Le simple fait d’accoler le nom commun « énergie » et l’adjectif « renouvelable » est déjà une sombre imbécilité. Cela n’a aucun sens. Que l’énergie puisse être ou non « renouvelable », c’est du point de vue scientifique une idée parfaitement absurde. Et ce pour deux raisons. La première, c’est que bien sûr l’énergie ne se « renouvelle » pas, elle se transfère et se manifeste sous forme de flux d’énergie. Elle ne se renouvelle pas, puisqu’elle ne disparaît jamais et n’a donc pas besoin de se « renouveler »… La seconde raison, c’est que l’énergie est la chose la plus abondante qui soit sur Terre, comme dans l’univers. L’énergie est partout, elle est disponible dans des quantités qui dépassent l’entendement humain. La matière est énergie (E = mc2).

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Energie : peut-on débattre sereinement des gaz de schistes ? - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog

 

 
Le débat impossible
Est-il possible de voir clair sur la question ? D’un côté, les arguments des opposants pèsent lourd. Le documentaire Gasland est édifiant et inquiétant, pointant les risques de leur exploitation, que ce soit sur l’environnement immédiat ou les réserves d’eau potable [commentaire de Pablito Waal : la vidéo Truthland contredit ce film] En outre, comme le souligne Jean Quatremer sur son blog, les lobbys sont attirés par les sommes considérables qui sont en jeu et il est probable que cela joue grandement sur leur opinion, de même que sur l’opinion de l’hebdomadaire des élites mondialisées, The Economist, qui y avait consacré un dossier sans nuance.

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Monétarisme, culte du veau d’or et néo-paganisme - par Joe Liqueur

Par Joe Liqueur, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : l'article de Joe Liqueur est intéressant par son début et par sa fin. Oui, il est atterrant d'entendre la litanie libérale du "secteur privé qui SEUL produit des richesses" (voire même, chez Charles Gave, L'ENTREPRENEUR SEUL créerait ladite richesse, 90% des actifs étant des parasites de fait). Oui, la critique de l'écologisme ici faite est pertinente. Mais la façon dont l'auteur élude le problème monétaire passe difficilement. Il faut bien avoir de l'argent avant d'embaucher des salariés, dans le secteur public ou privé, car le propre du salariat est que les premiers traitements précèdent généralement les résultats, et il faut ensuite avoir un flux récurrent pour continuer à payer les salariés. Dans le cas des fonctionnaires, il faut être certain que leur création de richesses sera bien visible dans le PIB national pour être sûr d'avoir suffisemment de richesses à ponctionner pour rémunérer ces nouveaux actifs. Pour Joe Liqueur qui met ses espoirs dans une économie planifiée, il y a peu de doutes. Pour ma part, je suis plus sceptique sur la possibilité de rendre rapidement efficaces (et rentables, osons le mot) plusieurs millions de nouvelles recrues de la machine étatique. 

Faut reconnaître que le paysage martien est un peu aride. Au premier plan,
la sonde Curiosity. Images haute définition ici.  ©NASA/JPL Caltech/MSSS

Comment arriver au plein emploi et ramener le taux de chômage à son niveau frictionnel ? Avec le droit au travail, cela ne vous a pas échappé, je propose essentiellement d’embaucher des fonctionnaires. La question qui revient alors souvent est la suivante : comment va-t-on payer tous ces parasites fonctionnaires ? Où on va trouver l’argent ? Eh bien comme je l’ai déjà expliqué souvent, cette question est absurde. Et la réponse est évidente : on va les payer avec leur travail, avec ce qu’ils produisent par leur travail. Ou alors, on part du principe que ces nouveaux fonctionnaires ne produiraient rien – et/ou que, comme disait Coluche, ceux qui arriveraient en retard croiseraient ceux qui partiraient en avance… Ce que fait justement Edouard Tétreau dans un article d’une rare bêtise. Je cite (c’est moi qui souligne les passages en gras) :

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La transition écologique - par le blog L'Espoir

Par Theux, sur le blog L'Espoir

Gaël Giraud

Gaël Giraud

 Commentaire de Pablito Waal : plein d'idées intéressantes dans ce texte, malgré quelques points litigieux, comme la référence à la loi de 1973 qui aurait interdit les avances de la Banque de France à l'Etat (cf. ce qu'en disent Magali Pernin et Lior Chamla), ou l'idée de favoriser les "circuits courts", alors que l'intérêt écologique du "produire près" est très discuté. De plus, le fait que le "Peak Oil" soit repoussé (mais non supprimé) par les gaz de schistes montre que la pénurie à venir d'or noir est déjà prise en compte par les industries concernées, qui abordent des sources plus chères à l'exploitation, et multiplient les innovations. La transition énergétique vers l'après-pétrole pourrait donc se faire sans que le pouvoir politique ne le décide (ce qui n'est pas forcément une bonne chose...).

Selon l’économiste Gaël Giraud, nous nous apprêtons actuellement à être confrontés à un changement énergétique de même ampleur que celui de la révolution industrielle. A cette époque, la photosynthèse et les moulins à vent avaient été remplacés par les énergies fossiles. Aujourd’hui il importe de trouver une alternative aux énergies fossiles.

La prise de conscience de la très forte dépendance de nos économies aux énergies fossiles a coïncidé avec les chocs pétroliers des années 70. Malheureusement cette prise de conscience a été vite oubliée avec la baisse du pétrole au cours des années 80 couplée à la croyance que la finance pouvait nous « protéger »de l’émergence d’un nouveau choc pétrolier. Le problème est que les années 2000 ont été le théâtre d’un choc pétrolier équivalent à ceux des années 70. Cette forte hausse du prix du pétrole a contribué à plonger nos économies dans la situation de crise que nous connaissons actuellement.

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Les infos dont on parle peu - par D.Anderson, avec L.Chamla, J-P.Petit et J.Moadab

Voici un nouvel épisode des "Infos dont on parle peu" par David Anderson alias Capitaine Anderson. A 24mn, vous pourrez entendre Lior Chamla parler du Marché Transatlantique (et vous pouvez aussi lire son dernier article sur le site de la Théorie du Tout), puis Jean-Pierre Petit sur le nucléaire, et Jonathan Moadab du Cercle des Volontaires sur l'interdiction du financement de l'Etat par sa banque centrale imposée par le Traité de Maastricht.

Que penser des 15 ans de pause dans le réchauffement climatique ? - par Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle, sur son blog


Lire aussi les positions du journal libertarien Contrepoints, dont l'opposition à la théorie du réchauffement climatique ne fait pas dans la dentelle.

Lire aussi des sites comme RealClimate (en anglais), site de climatologistes.

The Economist est un avocat de la lutte contre le réchauffement climatique. Ses positions sont équilibrées et pragmatiques. Dans un récent dossier, il a montré que le réchauffement de la planète semble avoir atteint un plateau depuis 15 ans, en contradiction avec les modèles sur lesquels nous nous basons.
Quand le réchauffement fait une pause


Le graphique publié par l’hebdomadaire britannique est très clair : alors que la température moyenne de la planète s’était élevée de manière régulière dans les années 1980 et 1990, un plateau semble avoir été atteint depuis. Pourtant, la quantité de dioxyde de carbone émise par l’homme a augmenté de plus d’un tiers. Plus préoccupant pour les scientifiques qui travaillent sur la question, la température moyenne de la planète est en train de sortir de l’intervalle de confiance à 90% des modèles construits par le GIEC, et qui vont devoir logiquement être sérieusement remis en question.

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L'histoire secrète du pétrole (1985) (8/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici la huitième et dernière partie de la série :

L'histoire secrète du pétrole (1985) (6/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici le sixième épisode de la série :

L'histoire secrète du pétrole (1985) (5/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici le cinquième épisode de la série :

L'histoire secrète du pétrole (1985) (4/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici le quatrième épisode de la série :

L'histoire secrète du pétrole (1985) (3/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici le troisième épisode de la série :

L'histoire secrète du pétrole (1985) (2/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Voici le second épisode de la série :


L'histoire secrète du pétrole (1985) (1/8) - par J. De Launay et J-M. Charlier

Comme nos chers lecteurs l'auront remarqué, nous sommes très peu disponibles ces temps-ci. Pour vous faire patienter d'ici notre reprise, voici une série passionnante datant de 1985, "L'Histoire secrète du pétrole", diffusée à l'origine par TF1, à l'époque société nationalisée. Ce documentaire, réalisé par Jacques De Launay et Jean-Michel Charlier, compte huit épisode, depuis les débuts de l'exploitation pétrolière aux USA (1859) à 1984.

Voici le premier épisode :

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