Syrie : les 5 fautes graves de François Hollande - par Laurent Pinsolle

  • Par arsin
  • Le 07/09/2013
  • Commentaires (0)

Par Laurent Pinsolle,  sur son blog

Aujourd’hui a lieu un débat au parlement sur une possible intervention militaire en Syrie. Mais contrairement aux parlements britannique et étasunien, il n’y aura pas de vote. Une grave faute de François Hollande, qui gère le dossier syrien en dépit du bon sens, donnant un sentiment d’amateurisme confondant.
 
L’absence de vote au Parlement
Bien sûr, la constitution n’impose pas que le président de la République consulte les parlementaires. Mais étant donné que les deux autres principaux pays de la coalition putative le font et qu’il y a un vrai débat sur la question, il semble très cavalier de ne pas vouloir consulter les parlementaires, d’autant plus que notre pays n’est pas menacé par le régime syrien.

Si on pourrait comprendre qu’en cas d’aggression, il faut que le Chef de l’Etat puisse réagir au plus vite, ici, nous sommes sur un autre contexte où la consultation semble nécessaire, comme l’a souligné Nicolas Dupont-Aignan avant même le vote britannique. Pire, François Hollande avait tenu le même discours en 2003 et en 2008. Du coup, les justifications des socialistes sont assez emberlificotées, Claude Bartolone évoquant les mensonges de 2003 de Londres et Washington pour soutenir que Paris, qui en est exonérée, peut alors ne pas voter !

Les contradictions sur le droit international

Lundi soir, Jean-Marc Ayrault a invoqué le non respect de la convention internationale sur les armes de destruction massive comme motif d’intervention contre le régime syrien. Outre le fait que l’épisode de 2003 laisse forcément des doutes sur les preuves qui sont évoquées, cette convention n’est en aucun cas un blanc-seing pour une intervention unilatérale des pays qui le souhaitent. Le respect du droit international impose justement de passer par un vote du Conseil de Sécurité des Nations Unies (comme cela avait été le cas pour l’Irak en 1990 ou la Libye en 2011). On ne peut pas invoquer le droit comme raison de l’intervention puis s’en exonérer pour les modalités de l’intervention !

Lire la suite sur le blog de Laurent Pinsolle

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