Tout ça pour ça - par Descartes

  • Par arsin
  • Le 06/04/2014
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Par Descartes, sur son blog

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En regardant la composition du gouvernement annoncée le 2 avril (1) par Manuel Valls, on ne sait s’il faut pleurer ou s’il faut rire. Quelques jours plus tôt, les électeurs avaient manifesté sans équivoque un mécontentement qui n’aurait du surprendre personne, tant la popularité du président de la République et celle du chef du gouvernement avaient coulé à des profondeurs rarement atteintes. Et qu’avons-nous en sortie ? Ce n’est même pas « tout changer pour que rien ne change » : Sur seize ministres, quatorze – sans compter le Premier ministre – l’étaient déjà dans le gouvernement précédent. Et si l’on croit les rumeurs qui circulent, sur la quinzaine des ministres du gouvernement Ayrault ayant perdu leur portefeuille une fraction non négligeable serait déjà pressentie pour revenir au gouvernement avec le rang de secrétaire d’Etat.

Le président de la République avait promis aux français que « leur message avait été entendu ». Entendu, peut-être, mais écouté, certainement pas. Ou alors avec une certaine distraction. Bon, je vous l’accorde, le message du peuple n’était pas sans ambiguïté. C’est ce qui fait le charme de la démocratie représentative : le peuple s’exprime toujours d’une façon légèrement oraculaire, laissant à ses représentants le soin d’interpréter son expression. En s’abstenant ou en votant pour les listes opposées à celles du Parti Socialiste, les français ont marqué leur mécontentement. Mais leur mécontentement sur quoi, au juste ? Certains voudront y voir une protestation contre une politique qui ne serait pas assez « social-libérale ». Pour ceux-là, le président aurait du réagir en accélérant les « réformes structurelles » - nom code pour l’application des politiques libérales – et la réduction de la dépense publique. D’autres y voient au contraire une révolte contre des politiques qui seraient trop « social-libérales », et réclament un « tournant à gauche ». D’autres encore prétendront que la politique est la bonne, et qu’elle est bien conduite, mais qu’elle ne donne pas encore de résultats. Le mécontentement des français serait alors un problème de pédagogie. Il suffirait de mieux expliquer pour que les français comprennent donc que leur impatience est vaine. D’autres enfin nous expliqueront que ce ne sont pas les politiques du gouvernement Ayrault qui sont contestées, mais que ce sont les couacs à répétition, la cacophonie, la désorganisation, l’incapacité du gouvernement à mettre en œuvre ses décisions qui sont contestées. Ceux-la nous disent que ce n’est pas la peine de changer de politique, qu’il s’agit seulement de mettre en place une véritable équipe gouvernementale conduite par un véritable chef de gouvernement. Mais quelque soit l’école à laquelle on appartient, on arrive à une conclusion générale qui n’est pas très différente : il faut changer quelque chose.

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