Une des raisons de l'arrivée de Hitler au pouvoir - par Edgar

  • Par arsin
  • Le 11/10/2013
  • Commentaires (0)

Par Edgar, sur son blog

Commentaire de Pablito Waal : le but de cet article n'est pas de condamner le patriotisme (pas le genre de la maison), mais de montrer qu'on concurrence difficilement un adversaire, par exemple un parti crédité de 24% aux européennes (ne remarquez-vous pas que le spectre de la "vague FN" revient désormais systématiquement avant chaque scrutin? - pour se dégonfler ensuite...), en agissant sur son terrain en n'ayant rien d'autre à proposer.

Affiches électorales, du SPD, Zentrum et KPD, sous la République de Weimar.

Extrait pris dans "De Bismarck à Hitler", Sebastian Haffner

"En 1930, les nationaux-socialistes étaient devenus un parti de masse ; en 1932, le plus grand parti du Reich, et cela pour trois raisons. [...] La deuxième raison est à chercher dans un soudain réveil du nationalisme. Elle est plus abstraite que la misère économique de l'époque, et pas toujours facile à expliquer. Il semble même curieux que la misère, le désespoir économique, puisse aller de pair avec un renouveau patriotique.

Mais il en fut ainsi ; tous ceux qui ont vécu ces années de 1930 à 1933 peuvent en témoigner. Le complexe national, les ressentiments d'après 1918 qu'exprimaient les légendes du "poignard dans le dos" ou de ces "criminels de novembre" étaient restés vivaces dans les consciences allemandes. Dans les années 1919 à 1924, ils avaient surtout été le fait de la droite ancienne, des électeurs du parti national allemand, et, en 1925, lorsque ce parti participa au gouvernement, ils s'étaient atténués quelque peu. Et voilà que maintenant tous les partis s'en inspiraient ; et même les communistes se mirent à tenir un langage patriotique ; quand aux monarchistes plus ou moins avoués qui se tenaient derrière le cabinet Brüning, cela allait de soi. Mais en agissant ainsi, ils se risquaient sur un terrain où les nationaux-socialistes étaient imbattables.

Nul ne pouvait faire appel au nationalisme, à la gloire nationale, aux ressentiments nationaux comme eux, avec cette conviction et, de ce fait, avec cette force persuasive. Nul n'osait prétendre comme eux que l'Allemagne aurait dû gagner ou avait gagné de fait la guerre et que cette victoire lui avait été volée par la ruse et la trahison ; nul n'osait ouvertement comme eux insinuer que cette guerre perdue pourrait être révisée."

Pas de parallèle hâtif : je ne cherche pas à assimiler un ministre quelconque à un communiste allemand des années 30 se déclarant patriote, ni un parti que les sondages placent en tête des européennes au NSDAP.

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