Une France trop petite, un président trop gros ? - par Joe Liqueur

  • Par arsin
  • Le 19/05/2012
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Ils reviennent… Vous n’avez pas aimé Les sociaux-traîtres 1, la dérégulation financière et l’Acte unique ? Vous n’avez pas aimé Les sociaux-traîtres 2, le « ni-ni » et le traité de Maastricht ? Vous n’avez pas aimé Les sociaux-traîtres 3, les privatisations sauvages et le traité de Nice ? Alors vous allez abhorrer Les sociaux-traîtres 4, le retour, les privatisations continuent, le droit du travail est saccagé (1) et le droit au travail – le… le quoi ??

Ce matin, à peine installé à Bercy, le citoyen Moscovici a mis les points sur les « i » et fait d’emblée allégeance aux puissances d’argent – il ne pouvait pas attendre davantage, le bougre : « La France ne peut pas s’en sortir seule, ce n’est pas possible ». Et d’affirmer haut et fort sa « conviction européenne »…



On connaît cette fameuse déclaration de De Gaulle : « Je n’aime pas les socialistes, parce qu’ils ne sont pas socialistes, et je n’aime pas les miens, parce qu’ils aiment trop l’argent »… Quelques décennies plus tard, il est devenu évident que les « socialistes », eux aussi, aiment trop l’argent – voir cet article pour le moins édifiant de l’excellent Pierre Rimbert, dans le Monde Diplomatique. Que ce soit bien clair : je ne dis pas que les dirigeants socialistes soient corrompus au sens strict du terme, je dis simplement qu’à force de « pantouflage » et de « rétro-pantouflage », ils ont manifestement fini par épouser les intérêts du grand capital, financier en particulier (ce qui aggrave leur cas) plutôt que l’intérêt général – sans même parler de la propriété collective des grands moyens de production, parce que là, bon, ce n’est peut-être pas la peine d’insister…

Alors, question : vaut-il mieux avoir un président qui déclare « Je n’aime pas les riches » ou un président qui ne se cache pas d’aimer l’argent ? Dans le second cas, nous avons affaire au pire à une forme de mépris pour les « minables » qui se contentent de vivre avec moins de 5 000 euros par mois (expression attribuée par certains à Jean-François Copé, mais celui-ci à toujours nié…). Ce n’est pas joli joli, mais au moins on pouvait se dire que ce Sarkozy était plutôt franc du collier.

Avec Hollande, nous avons affaire à bien autre chose : on touche à un degré de foutage de gueule formidable, qui révèle une forme de mépris absolu pour les citoyens.


Un pays à géométrie variable

Alors donc, la France est décidément « trop petite ». Une variante : elle peut aussi être trop grande. Mais elle ne fait jamais la bonne taille. C’est bête. Par chance, quand il s’est agi de déréguler joyeusement la finance avant même que l’« Europe » ne l’exigeât, au moment du « big bang » fabiuso-bérégovoyen de 1984, elle faisait juste la bonne taille. De même, quinze ans plus tard, quand il s’est agi de privatiser joyeusement, la France avait une taille absolument idéale – ça tombait bien, quand même, non ?

Les choses sont pourtant claires : la France est toujours « trop petite » (ou à la rigueur, trop grande, mais peu importe) pour faire une politique de gauche, mais elle fait toujours la taille adéquate pour les politiques de droite - et ça marche aussi avec des gouvernements « socialistes », c’est ça qu’est bien.

Vous le voyez, la France est un pays à géométrie variable. Citoyens, il faudrait prendre conscience qu’on se fout de votre gueule, franchement.

A part ça, je viens d’achever la lecture de l’ouvrage de Jacques Sapir intitulé Faut-il sortir de l’euro ? (publié au Seuil). Un livre dans l’ensemble excellent, dont je vous livre ici quelques extraits.

-D’abord, une petite mise au point concernant le F« N », page 20 :
« Etant l’un des auteurs régulièrement cités par le Front national, je voudrais à mon tour [après Frédéric Lordon] revenir sur cette question. Tout d’abord, un auteur n’est en rien responsable de ses lecteurs. Le fait de publier un texte, sur papier ou sur internet, revient à abandonner tout contrôle sur comment et par qui il peut être lu. Seuls comptent les opinions, les idées et les concepts qui ont été exprimés dans ce texte, et je ne récuse ni ne renie aucun de ceux que j’ai pu rendre publics depuis que je m’exprime sur la question. J’avoue de plus qu’à tout prendre je préfère que les militants du Front national lisent du Gréau, du Lordon ou du Sapir plutôt que du Drumont ou du Gobineau. »
-Ensuite, page 27, cette petite saillie tout à fait amusante concernant le yuan… et l’inénarrable sink tank Terra Nova (voir aussi ce papier du Diplo, signé Alexander Zevin) :
« Notons au passage que l’on n’a jamais entendu parler d’une quelconque spéculation sur le yuan chinois, et pour cause ! Ce dernier est, jusqu’à maintenant, solidement protégé par un système de contrôles. Il est vrai que l’idée même de réintroduire des contrôles vous fait passer pour un pithécanthrope aux yeux des énergumènes de Terra Nova, un « think tank » qui se dit proche du Parti socialiste mais qui a surtout prouvé qu’il était composé de gens suffisants mais non nécessaires. En effet, même le Fonds monétaire international (FMI) admet aujourd’hui la nécessité de contrôles sur les mouvements de capitaux. La nécessité de ces contrôles avait été mise en évidence lors de la crise de 1997-1998, une leçon qui fut retenue par de nombreux économistes mais qui semble avoir complètement échappé aux sociaux-libéraux. »
-Toujours à propos du yuan, page 66 :
« On accuse ainsi la Chine de fausser la concurrence en refusant de laisser au marché le soin de fixer le cours du yuan. Mais les Chinois ont sur ce point parfaitement raison. Les torts sont plutôt du côté de ceux qui s’obstinent à laisser aux soi-disant « forces du marché » la détermination des taux de change. »
Jacques Sapir défend les agences de notation, il a raison…

-Page 89, à propos des agences de notation :
« La spéculation actuelle tire son fondement du constat d’une contradiction entre les discours des gouvernements, toujours plus lénifiants les uns que les autres, et ce que montre simplement une analyse réaliste.
Les gouvernements, et une partie de la classe politique avec eux, préfèrent faire des agences de notation les boucs émissaires. Ce comportement est d’une stupidité insigne [si le citoyen Mélenchon se sent visé, il a raison]. Non que ces agences soient au-dessus de tout soupçon. Les notes qu’elles attribuent, aux Etats comme aux agents privés, sont éminemment politiques et bien souvent négociées avec les banques centrales des pays concernés. Mais ces notes reflètent aussi, même si c’est parfois avec retard,  une réalité. Ce n’est donc pas en cassant le thermomètre, fût-il imparfait, que l’on calmera la fièvre spéculative. »
Des propos qui rejoignent largement ceux de Jacques Nikonoff, du M’PEP, dans cette chronique du 16 janvier dernier (ladite chronique ayant été publiée après l’ouvrage de Sapir, faut-il préciser).

-Toujours à propos des agences de notation, page 97 :
« Il faut ici comprendre que ces agences ne vivent que parce qu’elles ont des clients et qu’elles doivent prévenir ces derniers des risques qu’ils courent sur les dettes qu’ils ont achetées. Certes, il y a une dimension politique dans la note attribuée à la dette d’une entreprise ou d’un Etat. Si l’entreprise peut être considérée comme systémique ou si l’on est en présence d’un pays ayant un poids certain sur l’échiquier international, l’agence de notation préviendra l’entreprise ou le pays d’une dégradation à venir dans un délai pouvant aller de quelques semaines à quelques mois. Mais cela ne veut pas dire que les dégradations (ou les améliorations) se font se manière totalement ni principalement arbitraire. (…)
Il ne s‘agit pas ici de dire que les pratiques de ces agences sont entièrement transparentes ou apolitiques. Tout le monde sait qu’elles ont leurs préjugés, que ces derniers soient politiques ou idéologiques. Mais ces notations reflètent aussi, moyennant le filtre des ces préjugés, une réalité économique. Prétendre les renvoyer à la niche, sans proposer de solution alternative au financement par les marchés [c’est moi qui souligne], n’a pas de sens. »
-Page 103, à propos des « stress tests » sur les banques de la zone euro, au printemps dernier :
« S’il s'avère que c’est en toute conscience que l’on a décidé de ne pas inclure l’hypothèse d’un défaut d’un pays de la zone euro dans ces tests, alors les responsables d’une telle décision ont pris la responsabilité de laisser les autorités sans aucune référence quand ce que l’on prétendait impossible va probablement se matérialiser. C’est bien à l’équivalent d’un crime de haute trahison que l’on est confronté. »
-Toujours page 103, à propos de la déflation :
« Rappelons-nous que ce ne fut pas l’inflation qui servit à Hitler de marchepied vers le pouvoir mais bien la politique de déflation que menèrent les autorités allemandes sous la houlette du chancelier Brüning à partir de 1930. »
(On pourrait quand même ajouter que le financement du NSDAP par les grands capitalistes a aussi été un marchepied utile.)

-Pages 117 à 120, un passage très intéressant à propos de ce que doit être et ne doit pas être une constitution, et de l’éventuelle inscription de la « règle d’or » dans la Constitution française :
« Dans une constitution, en effet, on trouve à la fois des clauses structurelles et des clauses de droit. Les clauses structurelles sont des règles organisatrices qui évitent que certaines questions ne soient interminablement rediscutées à chaque occurrence. Ces règles dépendent du contexte dans lequel elles ont été prises. Ceci (2) était bien vu par des auteurs comme Thomas Jefferson et John Locke, pour qui les décisions d’une génération ne pouvaient enchaîner la suivante. Les clauses de droit visent quant à elles à exclure du choix majoritaire certaines décisions dans le dessein de protéger les droits individuels (3). Mais cette idée ne saurait s’appliquer à des règles budgétaires qui concernent directement ce lien politique et social fondamental que constitue le consentement à l’impôt. Rien ne justifie donc une telle mesure [l’inscription de la règle d’or dans la Constitution], si ce n’est un gadget de politicien visant à semer la discorde chez ses principaux adversaires. (…) Le « socialiste » [notez les guillemets très appropriés…] Manuel Valls (et quelques autres), si prompt à proférer des jugements péremptoires sur l’économie, ferait ainsi bien de relire l’histoire de la crise de 1929 avant d’approuver cette fameuse « règle d’or ». »
-Page 122, Sapir règle assez vite leur compte aux « eurobonds » chers à nos « socialistes » :
« La dernière illusion à laquelle s’accrochent les européistes, et en particulier ceux de gauche, concerne l’émission d’euro-obligations ou « eurobonds ». L’idée n’est ingénieuse qu’en apparence. En faisant émettre des titres au nom d’une entité unique (la zone euro), on espère alors que les taux se rapprocheraient de ceux des pays les mieux notés, ce qui apporterait alors une bouffée d’oxygène aux pays les plus mal notés. Mais ce mécanisme ne peut fonctionner. Dans la réalité des marchés financiers, si des émissions de titres incluant des dettes grecques, portugaises ou espagnoles étaient faites avec une garantie globale de la zone euro, la notation serait CC. Les taux en seraient immédiatement très élevés et très supérieurs à ceux que payent les pays qui sont encore bien notés. Dans ce cas, les pays ayant encore une bonne réputation ne voudront pas participer à un tel mécanisme, à cause du surcoût que cela entraînerait par rapport à l’émission d’obligations nationales.
Dès lors ces euro-obligations ne concerneraient que les pays dont la solvabilité est douteuse, et il faut s’attendre à ce que les taux soient très proches de ceux aujourd’hui exigés pour le financement de la dette grecque ou portugaise. »
-Page 148, de fortes paroles à propos du défaut de l’Argentine en 2001 :
« Ce dernier pays a fait défaut à la fin de l’année 2001 et n’a toujours pas trouvé de terrain d’entente avec certains de ses créditeurs. Il ne s’en porte pas plus mal [c’est moi qui souligne] et n’en connaît pas moins une très forte croissance. »
-Page 168, quelques réflexions rafraîchissantes…
« Dans le débat actuel, on lit souvent des formules intellectuellement affligeantes telles que « l’euro, c’est la paix sur le continent européen », ou encore, « l’euro, c’est l’Europe ». Ce sont des injures à l’intelligence qui montrent un mépris de l’Histoire et de ses réalités.
La paix sur le continent européen tout d’abord n’est que partielle. On l’a vu dans les Balkans. Mais si la paix est par contre bien établie en Europe occidentale, on le doit à la combinaison de deux faits, la dissuasion nucléaire et la réconciliation franco-allemande, elle-même fruit du travail que les Allemands ont réalisé sur leur propre histoire. Rien de tout cela n’est lié, ni de près ni de loin, à l’euro. (4) »
-Et enfin, page 171 :
« Il ne suffit pas de dire à la cantonade : « Je veux coopérer » pour obtenir satisfaction. Cette stratégie-là ne fonctionne que dans le monde des « bisounours ». »
Sapir et l’UE

J’ai bien sûr un regret qui pèse assez lourd : bien qu’il évoque à plusieurs reprises le problème posé par l’article 63 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE, signé à Lisbonne), Jacques Sapir ne propose à aucun moment une sortie de l’Union européenne… Je trouve cela quelque peu navrant. Alors voici encore un ou deux extraits de Faut-il sortir de l’euro ?…

-Page 28 :
« En fait, c’est la volonté allemande de se servir des marchés financiers pour « normaliser » les politiques économiques des autres Etats, combinée aux intérêts financiers du Royaume-Uni, qui explique l’opposition absolue et adamantine de contrôler ne serait-ce qu’en partie les marchés financiers. La France avait bien identifié les implications de la position britannique, mais elle est restée aveugle quant à la position allemande.
L’Allemagne avait créé le cadre dans lequel s’engouffra la spéculation  pour pouvoir ainsi justifier de sa demande ultérieure de création d’une monnaie unique. Elle a récidivé en insistant (lourdement) pour que la liberté totale des capitaux soit inscrite dans le traité de Lisbonne (art. 63), qu’il s’agisse des mouvements hors de l’Union européenne ou dans son sein. Perseverare diabolicum est. »
-Et page 86 :
« En fait, il s’avère aujourd’hui que des contrôles des mouvements de capitaux et l’interdiction de certaines opérations de titrisation des dettes (privées et publiques) auraient été une forme de protection bien plus efficace [plus efficace que la monnaie dite « unique »]. Mais de ceci (2), pour l’instant, il ne saurait être question, du fait de l’article 63 du traité de Lisbonne ! »
Alors, citoyen Sapir, ne faudrait-il pas sortir aussi de l’Union européenne ??

Pour finir sur ce chapitre des regrets, je trouve quelque peu outrancière la phrase suivante, page 116-117 :
« C’est pourtant ce à quoi [vouloir imiter l’Allemagne], dans notre pays, nous invitent des voix trop nombreuses, dans lesquelles on ne peut que discerner les échos de Munich et les remugles du pétainisme. »
Je veux bien que les voix en question soient celles d’authentiques traîtres à l’intérêt national ; mais de là à invoquer les mânes de Daladier ou de Pétain, et les souvenirs de Munich, je considère quant à moi que cela est un peu borderline… à la limite du point Godwin, vu que la chancelière Merkel n’a strictement aucune parenté idéologique (et heureusement !) avec le führer. Je crois qu’il faudrait tout de même raison garder, et s’abstenir de ce genre de fulgurances.

Le régime Hollande

On y revient … mais cette fois je vous parle de régime minceur… J’ai été absolument effaré par les commentaires de nombreux journalistes concernant les rondeurs plus ou moins marquées du nouveau président Hollande. Je m’interroge gravement, sans déconner : comment diable est-il possible, dans un pays comme la France, qui est par excellence le pays de la politique, comment diable est-il possible que des journalistes se permettent d’aborder le sujet au premier degré, je veux dire autrement que sur un mode ironique ?! J’ai ainsi entendu, sur telle ou telle chaîne d’info en continu, que le citoyen Hollande « devait » maigrir parce que sinon, il ne pouvait pas être un candidat sérieux, ou crédible, ou je ne sais plus quoi. Les mots me manquent pour crier mon indignation, et dire à quel point ce genre de réflexion, énoncée avec le plus grand sérieux, est une injure faite à nous tous, à notre pays, à notre démocratie, à la politique. Il devient clair qu’un grand nombre de journalistes sont en train d’intérioriser le fait que la scène politique tende à se confondre avec un plateau de télé-réalité. Pour que Sarko reste, tapez 1… Pour qu’il soit éliminé, tapez 2…

Alors, le conseil du jour : intéressez-vous donc à ce type un peu gras, qui a vraiment une sale gueule (non ?), mais qui a quelque chose à dire à propos de la France, du monde, de leur avenir commun, et de ce que la France peut – et doit – apporter au monde. (5)

Donc je vous laisse avec ce texte assez pertinent, signé de François Asselineau, le président de l’Union populaire républicaine (UPR), puisque c’est de lui qu’il s’agit. Et aussi avec ce billet terriblement lucide du camarade Descartes… Et enfin, avec cet extrait du dernier billet de Frédéric Lordon, sur son blog La pompe à Phynance - la dernière fois que les "socialistes" (rires) ont été au pouvoir, voici ce qui s'est passé, souvenez-vous :
"Intrat Lionel Jospin, élu non seulement par la disgrâce de Chirac (Alain Juppé) mais aussi pour avoir tenu le discours susceptible de rencontrer les attentes populaires, à savoir : arrêt des privatisations, notamment celle de France Télécom, et engagement solennel à ne valider le Traité d’Amsterdam qu’à satisfaction de trois conditions catégoriques (l’instauration d’un gouvernement économique pour contrebalancer le pouvoir de la BCE, une orientation de politique monétaire qui écarte les aberrations de « l’euro fort », et une réorientation des traités économiques dans le sens de la croissance). Comme on sait France Télécom finira privatisée — le bilan du gouvernement Jospin en cette matière surpassant même celui de son prédécesseur Balladur. Quant aux trois conditions sine qua non, il ne faudra pas quinze jours pour qu’elles soient abandonnées à quelques oblats rhétoriques qui n’engagent à rien, le « pacte de stabilité » devenant « pacte de stabilité et de croissance », avec les mirifiques effets que l’on sait. Ajoutons pour la route le refus de s’opposer à la fermeture de Vilvoorde, l’aveu déconfit de ce que « l’Etat ne peut pas tout », en particulier pas sauver les LU, le grassouillet régime fiscal des stock-options (Strauss-Kahn), la conversion de la gauche-de-gouvernement au reaganisme de la baisse des impôts (Laurent Fabius), la signature (quinze jours avant le premier tour de 2002 — quel talent !) des accords européens de Barcelone ouvrant à la concurrence les services publics de l’énergie, des transports et du courrier, et il s’en trouve encore pour s’étonner rétrospectivement que Jospin se soit fait sortir, et surtout de s’être retrouvés avec le FN au second tour…"


(1) Ce qu’on appelle en novlangue les « réformes structurelles » : privatisations tous azimuts et démantèlement du droit du travail (« flexibilité », « compétitivité »… vous connaissez la chanson).

(2) Si je puis me permettre… Jacques Sapir devrait se renseigner sur la différence entre « ceci » (fait référence à ce qui suit) et « cela » (fait référence à ce qui précède).

(3) Pour être plus précis, je parlerais plutôt des libertés publiques et individuelles, mais j’imagine que l’idée de Jacques Sapir était bien celle-là.

(4) Et j’ajouterai bien sûr : ni à l’Union européenne, voir plus loin.

(5) Il est tout de même dommage que le citoyen Asselineau continue de nous bassiner avec ces divagations à propos de la FAF (French-american foundation), du dîner du Siècle, du "Système" et autres billevesées et coquecigrues. Pourtant, à l’occasion d’une interview récente, François Asselineau avait bien au contraire fait des déclarations tout à fait sensées à propos du club Bilderberg…
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