Des usines qui ferment, un PDG qui l'ouvre (trop) - par Tomgu, l'OSRE et Joe Liqueur

  • Par arsin
  • Le 25/02/2013
  • Commentaires (0)

Quelques articles sur la question des fermetures d'usine, du coût du travail...Les lecteurs attentifs auront remaqué le changement de nom de notre site, sur lequel nous nous exprimerons plus tard.

Maurice Taylor, ou l'archétype du patron voyou - par Tomgu

La carte de notre colère ! - par l'OSRE

Baisser les salaires en loucedé, mode d'emploi - par Joe Liqueur

Maurice Taylor, ou l'archétype du patron voyou - par Tomgu

Ceux qui fréquentaient déjà ce blog au moment de la primaire socialiste connaissent ma proximité idéologique avec Arnaud Montebourg. Aussi, je ne peux que me réjouir de la joute verbale menée actuellement par le ministre du redressement productif contre le PDG du groupe Titan International.

Petit rappel des faits pour ceux qui auraient manqué un épisode.

Après plusieurs années de difficultés, Goodyear a annoncé fin janvier que l'usine d'Amiens-Nord serait fermée à court terme, laissant sur le carreau plus de 1000 salariés. Cette annonce a évidemment contraint le gouvernement à agir et Arnaud Montebourg a appelé le groupe Titan à revenir à la table des négociations malgré un précédent échec. Rien d'exceptionnel jusque là.

C'est en réalité la réponse de Maurice Taylor, PDG du groupe Titan, au ministre qui a mis le feu aux poudres. En effet, celui-ci n'a pas hésité, dans son courrier du 8 février, à fustiger ouvertement les ouvriers français (Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures) et la CGT (syndicat fou). Pire que son arrogance, classique des républicains américains, Taylor a fait preuve d'un cynisme démesuré : " Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins de 1 euro l'heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin".

Heureusement, et je l'en félicite, Arnaud Montebourg ne s'est pas dégonflé face à ce sinistre individu et l'a gratifié d'une réponse à la hauteur du courrier initial : "vos propos aussi extrémistes qu'insultants témoignent d'une ignorance parfaite de ce qu'est notre pays. Les compagnies [étrangères présentent dans notre pays connaissent et apprécient la qualité et la productivité de la main-d'œuvre française, l'engagement, le savoir-faire, le talent et les compétences des travailleurs français.".Mieux, Montebourg s'est laissé aller à quelques piques renvoyant clairement Taylor dans ses 22 : "Titan, l'entreprise que vous dirigez est vingt fois plus petite que Michelin, notre leader technologique français à rayonnement international, et trente-cinq fois moins rentable. Soyez assuré de pouvoir compter sur moi pour faire surveiller [...] avec un zèle redoublé vos pneus d'importation."

Lire la suite sur le site de Tomgu

La carte de notre colère ! - par l'OSRE

carte_plan_sociaux.jpg

Baisser les salaires en loucedé, mode d'emploi - par Joe Liqueur

(Commentaire de Pablito Waal : au niveau collectif, Joe Liqueur a raison, le travail est une source de richesse et non un coût. En revanche, au niveau d'une ou plusieurs embauches, un salarié est d'abord un coût, qu'il rentabilise ensuite par son travail. Un coût immédiat élevé signifie pour l'employeur un risque plus fort de ne pas rentabiliser cette création d'emploi, surtout avec les travailleurs à faible productivité).

C’est une image qui tourne ces jours-ci sur les réseaux sociaux et qui correspond parfaitement à ce que j’explique à longueur de colonnes sur ce blog à propos du travail, de la richesse et de l’argent (voir par exemple ici). Image qui me donne aussi l’occasion de revenir sur la question des cotisations sociales, et sur celle de la distinction entre cotisations salariales et cotisations patronales, que j’avais déjà abordées dans ce billet. Je commence par citer, à titre d’illustration, cet article publié le 6 novembre dernier sur le site du Monde (ce journal « de gauche de droite », comme dirait Frédéric Lordon que je viens de lire avec plaisir dans le petit ouvrage intitulé Economistes à gages). C’était après la publication du (tristement) fameux rapport déféqué à point nommé par le citoyen Louis Gallois. Apparemment, les deux journalistes du Monde (Claire Guélaud et Thomas Wieder) ont fait novlangue première langue. [1]
« Le premier ministre n'a pas retenu en revanche l'idée d'une baisse des charges [sic] salariales, qui aurait redonné du pouvoir d'achat aux ménages. »
D’abord c’est faux. Affirmer tout de go qu’une baisse des cotisations salariales pourrait redonner du pouvoir d’achat aux ménages, c’est un mensonge. Une baisse des cotisations salariales implique certes une hausse équivalente des salaires nets. Une baisse des cotisations salariales, c’est une baisse d’impôt, si l’on considère les cotisations sociales comme un impôt [2] prélevé à la source (or je pense que c’est ainsi qu’il faut voir les choses, comme je le disais déjà dans le billet cité plus haut). Mais ce n’est pas une hausse de salaire, en tout cas pas une hausse du salaire brut ni du véritable salaire qui est le super brut (ce que dépense votre employeur pour que vous travailliez pour lui).

Lire la suite sur le site de Joe Liqueur

travail coût France licenciement patron usine CGT Amiens goodyear pdg titan taylor

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

RETOUR A L'ACCUEIL

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×