Paul Verhoeven - Par Florent

Cette semaine intéressons nous à ce réalisateur néerlandais engagé, surtout connu pour ses films produits aux Etats-Unis.

Parmis ses films politisés, il faut savoir que c’est le réalisateur du premier Robocop de la serie, sorti en 1987. Ce sont dans les quartiers ruinés par la crise économique, sous Ronald Reagan, à Detroit, ville futuriste et ouvrière, que Robocop fut tourné. Dans un futur proche, la police fait face à une criminalité terrible. Murphy, le héros, est assassiné alors qu'il tente d'arrêter un trafiquant de drogue, le cultissime Clarence Bodicker. L'OCP, un "cartel multi-produits" ultra puissant, cherche à remplacer les officiers de police par des robots, ces derniers faisant trop souvent, à leur goût, grève à cause des restrictions budgétaires. Le corps de Murphy est capturé, et Robocop est crée par l'OCP.

Mais voilà, quand le robot policier se rend compte que Clarence Bodicker travaille comme assassin pour un dirigeant de l'OCP, ce dernier va retrouver son humanité en détruisant la marionnette qu'il était.

Veroheven, par ce film, sans compter que le second sera encore plus sombre et percutant, dénonce les dérives possibles de l'ultra-capitalisme. Robocop est ainsi un chef d'oeuvre dans le genre du cyberpunk, et une critique acerbe de son époque.

Le même thème est abordé dans Total Recall, sorti en 1990. Une entreprise privée gère une exploitation minière sur la planète mars. Les ouvriers sont soumis à la tyrannie d’un directeur qui fait payer l’oxigène à ses ouvriers. Quand le héros découvre qu’une technologie extraterrestre permettrait de terra-former mars, et que la compagnie cache cette outil, il va tenter par tout les moyens de l’activer.

Au-delà du caractère politique de l’œuvre, l’ensemble du film est une mise en abîme terrifiante. Ainsi, nombreuses sont les théories pour expliquer la fin du film. La moralité est aussi fortement abordée, oscillent entres souvenirs, et actes véritables.

En 1997, Verhoeven s'essai de nouveau à la science fiction en adaptant le célèbre roman militariste "étoiles, garde à vous !". La guerre d'une humanité individualiste, hiérarchisée, soumis à une aristocratie militaire, contre celle d'un « overmind » arachnide, cerveau collectif communiste, est décrite à grand renforts d'effets spéciaux réussis.

Pour l'anecdote, dans le premier Starship Troopers, les arachnides frappent la terre par le biais de météores et détruisent deux villes d'Amérique du sud. Ces deux villes, à l'époque du film, était des villes où avaient des résidences secondaires l'ancien président Reagan et Bush.

A la sortie du film, la critique bien-pensante inversa les rôles. Elle décria Verhoven comme un fasciste, alors que Verhoven dénonçait justement le fascisme. Le film est volontairement complaisant envers les héros. Starship Troopers est en réalité une caricature d'oeuvre de propagande militariste.

Florent

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